Le feu

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Le feu

 

Il y aura toujours des divergences
Des pour et des contre
Des contents et des mécontents.
Il y aura toujours des sujets brûlants
Qui font que l’on s’enflamme.
S’obstiner, monter le ton et sortir de ses gonds
Ou bien se taire et suivre le troupeau de moutons!
Faire semblant de ne rien voir, de ne rien entendre
Et de ne rien comprendre serait comme se fondre
Dans le décor pour ne plus exister!
Dire ce que l’on pense risque d’attiser le feu
Mais, n’est-il pas aussi dangereux de laisser
Les frustrations couver sous la cendre?

 

nikellenica
08-02-17

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Je pense!

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Je pense!

 

J’ai mes propres opinions! Je pense!
Pourquoi devrais-je penser, parler et agir comme tout le monde?
Ne pensez pas pour moi, ne m’incitez pas à penser comme vous!
Que vous soyez d’accord ou pas… Que j’aie raison ou tort…
Que ce soit absurde ou raisonnable… Je pense!
Je ne veux pas vous convaincre, n’essayez pas de me raisonner.
Je pense! Vous pensez! Nous pensons… différemment! Et alors?
Il me serait plus facile de suivre le courant populaire
Et de ne pas m’écarter du troupeau
Afin de ne pas être jugée, critiquée, montrée du doigt
Et qualifiée de tous les noms inimaginables et possibles.
Je pourrais choisir de me taire dans le seul but de plaire!
Pour ne pas avoir à me justifier, je n’aurais qu’à mentir!
Mais, ne vous en déplaise!
Je veux être moi
Et moi, je pense!

 

nikellenica
11-11-16

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J’ai vu l’horreur

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J’ai vu l’horreur

 

J’ai vu l’horreur en images
D’hommes abaissés au rang de la bête
Qui tuent de sang-froid leurs semblables
Sans la moindre parcelle d’émotion.
J’ai vu sur leurs visages, les traits du diable
Dans leurs yeux, la folie démentielle
Dans leurs gestes, la cruauté barbare.
J’ai vu des atrocités inhumaines.
Hommes aux longs couteaux poussant
Leurs victimes à marcher, mains liées
À travers le désert vers un lieu déterminé.

 

Ils étaient agenouillés, dos à leur bourreau…
J’ai vu leurs yeux hagards, leurs mines résignées
Sur leurs lèvres, le murmure d’une prière.
Et ce temps qui s’étire, insoutenable
Et ces secondes interminables
Leurs têtes tirées vers l’arrière!
J’ai dû fermer les yeux devant
L’insupportable massacre collectif…
J’aurais voulu ne jamais avoir vu
Ce dont l’humain est capable
Dans ce qu’il y a de plus abject.
L’horreur existe bel et bien!

Je l’ai vue…

 

nikellenica
04-02-16

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À mes frères,soeurs,cousins de France

Je n’ai pas le coeur après les attentats de Paris. Aucun pays ne peut penser être à l’abri. En attaquant la France, ils attaquent tous les pays démocratiques. Depuis longtemps, on sent leur préparation sournoise. Ils viennent de montrer ce qui attend le monde entier si rien n’est fait. On a beau être ouverts, ou tolérants ou croire que cela n’arrive qu’aux autres. Ils n’ont aucune pitié pour nos sentiments, pour la vie de qui que ce soit, même pour la vie des leurs. Alors soyons solidaires, tous ensemble contre le terrorisme. Pour notre avenir et surtout celui de nos enfants.

Mes pensées vont aux familles des victimes, à ceux qui se battent pour leur vie, aux nombreux blessés et traumatisés. À la France toute entière! 

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Sur l’eau!

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Sur l’eau!

 

Je vogue sur les rivières Yamaska et St-François,
sur le lac St-Pierre et le fleuve St-Laurent.
Toujours les mêmes, pourtant jamais je ne m’en lasse!
Leur odeur unique et le bon vent me fouettent les sens
pendant que je glisse doucement sur leur flanc
mon corps épousant leur mouvement de vagues.
J’écoute distraitement le grouillement de l’eau
et le bourdonnement du moteur du ponton.
Je savoure la chance qui m’est offerte de pouvoir
vivre des moments aussi magiques.
J’observe canards, hérons et goélands,
les petits chalets qui surplombent l’eau
puis les maisons de prestige réservées
exclusivement à la gent richissime.
J’imagine cette eau sombre, parfois brune, verte ou noire
dissimuler dans ses profondeurs une vie qui survit.
Existe-t-il un bonheur plus grand
que celui de se la couler douce à ciel ouvert,
en laissant le soleil bronzer sa peau
et la brise légère caresser son visage?
Grisée par la beauté inouïe de tout ce qui m’entoure
le calme me pénètre, le bien-être m’envahit.
Je ferme les yeux sur cette note, le son du vent dans mes oreilles,
sa mélodie ébouriffant mes cheveux et je songe au paradis…
Oui, si vraiment il existe, c’est à cela qu’il doit sûrement ressembler.

 

nikellenica
03-09-15

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Sur ma route

Ce poème parmi les gagnants paraît dans le recueil collectif pour les restos du coeur en France.

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Sur ma route

 

Sur ma route, j’ai rencontré mille déceptions,
mais aussi combien de joyeux moments?
Je me suis heurtée à bon nombre d’obstacles,
mais combien de fois en ai-je évité?
J’ai marché dans le froid et dans le noir,
mais ma peau fut caressée par tellement de soleils!
J’ai croisé la haine, l’indifférence, l’hypocrisie
l’intolérance jusqu’à la méchanceté,
mais combien de tendresse et d’amour ai-je cueillis?
Combien de douceurs et d’amitiés sincères?
Sur ma route, j’ai laissé des larmes en abondance,
mais combien de rires à en perdre haleine?
J’ai connu le découragement, le vide et la solitude,
mais par le fait même, j’ai appris la joie de vivre!
J’ai été témoin de vols, de tricheries, de détresse et de violence,
mais combien d’actes de générosité, d’entraide et de compassion?
J’ai vu la mort prendre des êtres que j’aimais,
mais je garde à tout jamais l’espoir de les revoir un jour!
Peut-être suis-je allée trop ou pas assez loin?
Peut-être suis-je passée tout juste à côté?
J’ai raté et perdu quantité de choses,
mais j’ai saisi l’essentiel :
L’amour sous toutes ses formes et ses couleurs!
Sur ma route, j’ai trouvé ma part de bonheur…

 

nikellenica

24-11-14

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C’était juste un chien!

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C’était juste un chien!

 

C’était juste un chien!
Mais sa mort m’a arraché le coeur.
La maison est devenue silencieuse, triste et vide
conservant des souvenirs dans ses moindres recoins.
C’était juste un chien!
Pourtant au moment où son dernier regard
s’est arrêté sur moi… le jour a fait place à la nuit
et des larmes ont coulées sur mes joues.
C’était juste un chien! dites-vous?
Aurais-je dû m’excuser d’avoir autant de peine?
L’amour n’appartient pas qu’aux humains.
Tant pis pour ceux qui ne comprennent pas!
Ce n’était qu’un chien!
Mais, il était toujours là
à m’attendre patiemment
à m’écouter attentivement
à accueillir mes retours joyeusement.
Il était là, mon compagnon fidèle
dormant près de mon lit
se levant dès mon réveil
prêt à me suivre jusqu’en enfer s’il le fallait!
Il était là, juste heureux d’être à mes côtés
m’acceptant et m’aimant telle je suis
ne cherchant qu’à faire mon bonheur
me pardonnant absolument tout.
N’est-ce pas là, un amour exceptionnel
qui mérite grandement toutes les larmes versées?
C’était juste un chien!
Mais depuis qu’il n’est plus,
j’ai l’impression d’être seule au monde!
C’était juste un chien!
Mais, je l’aimais tant!

 

nikellenica

24-08-14

Mon compagnon des 10 dernières années Ozzy
mort le 20 août 2014 par euthanasie, cancer du foie.

i love you

M’évader

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M’évader

 

Si je pouvais fuir loin, tellement loin
qu’on ne puisse jamais me retrouver.
Oublier la vie, aller à contre-courant
mettre un frein au temps.
Si je pouvais me perdre, disparaître
ou d’un seul élan m’envoler.
Être libre de coeur et d’esprit sans obligations,
sans devoirs et sans conditions.
Devenir invisible à la face du monde
et me rendre là, où plus rien ne pourrait m’atteindre.
Aller au hasard sans plus jamais craindre
Faire le vide pour pouvoir tout recommencer.
Si je pouvais me libérer de ce corps trop étroit
de cette prison imaginaire, de ces règles établies
où le droit d’être moi-même ne m’est pas permis.
Si je pouvais atteindre l’impossible, l’idéal, l’équilibre,
le coeur léger sans entraves et sans contraintes.
Mais la réalité est tout autre…
Alors je m’évade pour quelques minutes,
ou pour quelques heures au bout de ma plume.
Je voyage au gré de mes envies
dans mes pensées, à la cueillette de rêves.
Il n’y a qu’à l’intérieur de moi que je puis trouver
le chemin de la paix et de la liberté.

 

nikellenica

20-06-14

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Le temps n’a pas le temps

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Le temps n’a pas le temps 

 

Le temps qui fuit ne revient pas. Il file si vite qu’il fait peur, il impose son rythme et additionne les heures. On ne s’en sortira pas vivant. 

Le temps soustrait les jours, réduit les amours, efface la jeunesse, sonne la vieillesse puis arrive l’échéance et il passe devant laissant tout derrière, indifférent.

Hier lorsque le temps pressait de vivre sa vie, il était si long et maintenant que le balancier a pris son élan, le temps est compté. 

Tic, tac, les heures, les minutes, les secondes deviennent des jours, des semaines et des mois se maquillant en saisons pour se répéter inlassablement ajoutant des années sans jamais ralentir sa course. 

Le temps, cet égocentrique centré sur ses aiguilles se fout de tout ce qui le fait tourner. Sabliers, horloges et calendriers ne servent qu’à le regarder passer ou à prendre conscience du temps qu’il nous reste. Mais que peut-on y faire? Simplement s’incliner comme on le ferait devant un roi! Rien ne sert d’implorer sa bienveillance, même à genoux , il n’a aucune pitié. 

Comme on déteste ce temps qui nous pousse vers une fin évidente et comme on l’aime quand il nous laisse le temps de vieillir. Ah! si seulement il était humain! Il comprendrait que l’on a qu’une seule vie pour tout accomplir, tout connaître, tout apprendre et tout voir, en somme pas assez de temps, mais cela lui importe peu, le temps n’a pas le temps… de s’arrêter.

 nikellenica

 12-03-13

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J’ai perdu une amie

Ces moments que je passais avec elle me rendait heureuse. Je ne sais pas pourquoi je m’étais tellement attachée à elle. Peut-être parce que je l’ai apprivoisée tranquillement et que j’ai dû passer par-dessus ma peur pour lui donner des carottes dans ma main. Petit à petit, un lien s’était créé entre nous.


J’ai perdu une amie

 

Dès les premiers jours du printemps,
j’eus pour toi un véritable coup de coeur.
D’abord, je n’avais jamais vu d’âne de toute ma vie!
Aussitôt je voulus attirer ton attention
en te lançant maladroitement des bouts de carottes
atteignant parfois ton museau et même ta tête! Ha,ha!
Chaque fois, tu t’approchais de plus en plus près
jusqu’à ce que j’ose enfin te laisser manger dans ma main.
C’est à cet instant que tu m’as véritablement conquise
et à chacune de mes promenades, provision de carottes
en poche, je t’ai toujours rendu visite et quel plaisir
de se retrouver ainsi quotidiennement!

Je n’oublierai jamais cette fois où
tu m’as accueillie avec ce cri propre aux ânes,
je n’en croyais tout simplement pas mes oreilles!
J’ai presque eu peur de ta joie si grande.
Tu voulais me saluer, me remercier!
Petite ânesse, je me suis attachée à toi!
Cette proximité m’apaise, me fait rire et me fait tout oublier.

Aux premiers signes du froid, je t’ai cherché des yeux!
Ce matin-là, la place était déserte et tu n’es pas venue.
J’ai compris que je n’entendrai plus jamais
ton cri m’accueillir joyeusement. J’ai su immédiatement
que je ne verrai plus ta robe grise et blanche
se découper au loin dans le petit enclos
au moment où tu levais la tête m’apercevant.
Disparu pour toujours tes jolis yeux aux longs cils
qui m’apparaissaient parfois si mélancoliques.
Tu ne viendras plus vers moi avec nonchalance
tes grandes oreilles bien droites épiant la moindre de mes paroles.
Je ne frotterai plus ton front avec tendresse,
ne caresserai plus ta joue et ton museau si doux.
C’est terminé les rendez-vous entre nous deux!
Je dois accepter le fait que tu n’étais pas à moi.
Combien de temps encore avant que je t’oublie?
Tu me manques tellement tite âne!
J’espère seulement que tu es heureuse là où tu es.
Quant à moi, je suis triste parce que j’ai perdu une amie.

 

nikellenica
07-11-12